Bienvenue sur le blog du site !
J'exposerais ici sous formes d'articles mes photos d'arthropodes ;)
Les spécimens ont été identifiés soit par moi, soit par les forum Araignée, Insecterra ou LMDI
(un big merci à eux !!!!)

 
Livre d'or    |    Newsletter    |    Blog    |    Contact

Faire une recherche :  

21 Septembre 2014 Test de la bonnette macro Raynox DCR-250

Ce qui est bien avec les bridges, c'est que l'on peut y ajouter des accessoires. Et pour faire de la macro avec un bridge, certains accessoires sont particulièrement utiles. Par exemple, une bonnette macro ! Une bonnette macro est une lentille grossissante, une sorte de loupe si vous préférez, que l'on fixe à l'objectif d'un appareil photo. J'ai acquis une bonnette macro Raynox DCR-250 (qui grossit à 8 dioptries) ce qui augmente considérablement ma capacité à photographier les petits détails. Bien sûr, l'utilisation de la bonnette macro complique assez l'utilisation de l'appareil photo. Ainsi, l'utilisation d'un trépied est quasi-obligatoire, car le moindre flou de bougé gâche la photo. De plus, la profondeur de champ (la zone dans laquelle doit se trouver le sujet pour qu'il soit net) est extrêmement faible. Par conséquent, avec la bonnette macro, le sujet doit se trouver à une distance précise de la lentille. Ce qui rend la mise au point beaucoup plus difficile. J'ai eu deux sujets-test : une araignée Steatoda grossa (Theridiidae) et un coléoptère Chlorophorus glabromaculatus (Cerambycidae).
 
FZ 200 + DCR 250
La bonnette macro et son tube allonge (nécessaire pour la monter sur l'objectif) à gauche et le FZ 200 à droite. 
 
Steatoda grossa Steatoda grossa
Steatoda grossa Steatoda grossa
Première fois que je manie la bonnette macro ! Je trouve ça pas si mal, même si j'en ai bavé ! Une belle Steatoda grossa de 8 mm. Comme vous pouvez le voir, la profondeur de champ est extrêmement faible. Ainsi, sur la première photo, le céphalothorax est bien net alors que l'abdomen est flou. Sur la troisième photo, on peut apprécier la capacité grossissante de la bonnette : on voit les poils et les tâches de couleurs de l'araignée ! Sur la dernière, le bloc oculaire est assez net ! 
 
Chlorophorus glabromaculatus Chlorophorus glabromaculatus
Chlorophorus glabromaculatus Chlorophorus glabromaculatus
Un magnifique coléoptère que ma mère a trouvé dans la cuisine. Son nom : Chlorophorus glabromaculatus. Il mesurait 25 mm. La bonnette macro m'a permis de photographier les yeux jusqu'à en voir les ocelles ! N'est-ce pas magnifique ? 


 

 


 

 
6 Septembre 2014 En promenade dans le bois de Dracy-le-Fort

Quand on pense à la forêt... L'air pur, le calme et la tranquillité, le doux chant des oiseaux et... les arthropodes qui grouillent et pullulent ! La forêt est un biotope complétement différent du biotope urbain. Déjà, c'est un biotope de type "campagnard". Je différencie trois biotopes généraux : les biotopes urbains (villes), les biotopes semi-urbains (banlieu, campagnes en cours d'urbanisation...) et les biotopes campagnards (campagnes, forêts...). Et évidemment, à chaque biotope général son lot d'espèces. Et à chaque biotope particulier son lots d'espèces particuliers. La forêt que j'ai l'habitude de visiter est un bois prêt de Dracy-le-Fort. Une longue allée coupe le bois en deux, donnant sur des chemins latéraux s'enfonçant sous les arbres.
 
Bois de Dracy-le-Fort Bois de Dracy-le-Fort
La longue allée principale et l'une des allées latérales secondaires. On peut distinguer au fond une sorte de tente en bois. On trouve de tout dans les forêts ! 
 
Les araignées que j'ai croisées étaient majoritairement des Tetragnatha, des Linyphia et des Pardosa. Les Tetragnatha pullulaient littéralement, j'en ai vu plusieurs dizaines accrochées à des tiges, quelques-unes sur leur toile. Mais je n'ai pas vu une toile complète, elles étaient toutes très abimées... Les Linyphia étaient situées dans la végétation basse, et je n'ai pas pu les photographier... Mais on reconnaissait leur typique dôme de soie avec l'araignée suspendue tête à l'envers. Les Pardosa... ils suffisaient de marcher dans les chemins latéraux pour en voir tous pleins. Mais elles étaient très rapides et assez petites (peut-être majoritairement des juvéniles ?). Certaines (les plus grosses) avaient des cocons attachées sous l'abdomen. 
 
Tetragnatha sp., une Tétragnathe Tetragnatha sp., une Tétragnathe
Voilà comment j'ai trouvé la majorité de mes Tetragnatha : accrochées à des brindilles, des tiges... Elles sont si fines que parfois elles s'y confondent. Les Tetragnatha sont facilement identifiables : fines, grandes, et de très grandes pattes ! Elle mesurait 14 mm de corps et 30 mm avec les pattes ! 
 
Tetragnatha sp., une Tétragnathe Tetragnatha sp., une Tétragnathe
Pour différencier les différentes espèces de Tetragnatha, il y a en premier lieu le critère de la bande sternale : si le sternum est parcouru d'une raie blanche alors c'est le couple T. extensa/pinicola, sinon, c'est toutes les autres espèces possibles. Ici, c'est le dernier choix qui s'applique ! 
 
Tetragnatha sp., une Tétragnathe
Encore une Tétragnathe collée à une plante ! 
 
Trochosa sp. Trochosa sp.
Une Trochosa (Lycosidae) rencontrée en soulevant une bouche. Craintive, elle s'est vite recachée sous une feuille. Elle mesurait 12 mm. 
 
Toile orbitèle
Une toile de Metellina (Tetragnathidae). Le flash a bien mis en évidence la toile, mais a cramé l'araignée. 
 
En plus des Pardosa qui grouillaient sur le sol, il y avait une quantité astronomique de Grillons champêtre (Nemobius sylvestris). Les mâles emplissaient le bois d'une douce mélodie striduleuse et sautaient un peu partout quand je m'approchais. Difficile à photographier, ils se cachaient à la moindre occasion. J'ai finalement pu en avoir un. 
 
Nemobius sylvestris, le grillon champêtre
Une femelle, reconnaissable à son ovipositeur en forme de "pique". Elle mesurait 13 mm. 
 
Les mouches... souvent associées aux excréments, à la saleté, à la laideur... mais parfois étrangement belles et hypnotiques. Oui oui, je n'ai pas perdu la tête ! Ferdinandea cuprea est une mouche en or. Ses reflets dorés soyeux de son abdomen sont assez beaux à observer. 
 
Ferdinandea cuprea
La basse luminosité à rendue beaucoup moins voyant les reflets dorées soyeux de cette F. cuprea femelle de 14 mm. 


J'ai également croisé quelques autres insectes :
 
Eurygaster sp. Eurygaster sp.
Eurygaster maura/testudinaria, une adulte de 11 mm à gauche et une juvénile de 6 mm à droite. Il n'est pas rare de croiser plusieurs stades de punaises en un même lieu ! 
 
Anoplotrupes stercorosus Anoplotrupes stercorosus
Le Géotrupe des bois, Anoplotrupes stercorosus, 17 mm. Si on les retourne sur le dos, on peut admirer de magnifiques reflets bleu-violacées. 

 

 


 

 
26 Aout 2014 Trois papillons et un Névroptère

Niveau papillon, j'ai été déçu quand même, même si j'ai fait de belles photos : je n'en ai vu que 3 espèces différentes, et mon traditionnel Paon-du-jour, Aglais io (anciennement Inachis io) n'a pas répondu à l'appel.... Pareil pour les Pieris brassicae (le Piéride du chou), même si j'ai pu rencontrer l'un de ces cousins, le Piéride du navet (et apparemment,  malgré son nom, sa chenille ne se nourrit pas de navet... étrange). 
 
Pieris napi
Son allure l'identifie immédiatement comme un Piéride, et ses nervures particulières font le charme du Piéride du navet. 
 
Polygonia c-album
Polygonia c-album, un cousin de l'Aglais io (ils sont de la même tribu). Il est communément appelé "Robert-le-diable", allez savoir pourquoi ! 
 
Polyommatus icarus Polyommatus icarus
Une retrouvaille du Jura : Polyommatus icarus, l'Argus bleu (aussi appelée Azurée commun). Les photos sont très surexposées (oui je sais ça fait mal aux yeux) néanmoins, cette surexposition permet d'apprécier toutes les ocelles (taches sur les ailes) du papillon. 



 
Je vais terminer cette article non pas avec un papillon, mais avec un Névroptère : Chrysoperla carnea, la "demoiselle aux yeux d'or", ou tout simplement la Chrysope verte (je suis sûr que vous l'avez déjà tous vu, ou alors sa cousine Chrysopa perla, "le lion des pucerons"). C'est un redoutable prédateur naturel, auxiliaire des potagers (au même titre que la coccinelle). 
 
Chrysoperla carnea, la Chrysope verte, la demoiselle aux yeux d`or Chrysoperla carnea, la Chrysope verte, la demoiselle aux yeux d`or
Très agile, elle s'est vite cachée sous les herbes. Sur la photo de droite, on peut voir les yeux dorées de la Chrysope, qui lui a valu son surnom de "demoiselle aux yeux d'or". 

 


 

 
15 Aout 2014 Les Syrphidae que j'ai croisés

Allez, j'enchaine avec un deuxième article pour aujourd'hui. Je vais vous parler de mouches. Mais pas de n'importe quelles mouches, des Syrphes (Syrphidae). Ce nom ne vous dit rien ? Pas grave, vous en avez déjà croisé, c'est sûr ! Les Syrphes sont des diptères déguisés en guêpes et qui sont adeptes du vol stationnaire. Je suis sûr que cette description vous rappelle quelque chose ! La plupart des Syrphidae que je croise sont des Eristale (Eristalis). Ceux-là se reconnaissent par la présence d'un motif en forme de sablier sur l'avant de l'abdomen. 
 
Eristalis sp., un Eristale Eristalis sp., un Eristale
Deux Eristalis sp., les deux mesurant une vingtaine de mm. On voit particulièrement bien le motif en sablier sur l'individu de droite. 


Les trois autres Syrphes que j'ai photographiés sont tous de nouvelles espèces pour moi.
 
Episyrphus balteatus, le Syrphe ceinturé Syrphus sp.
Sphaerophoria scripta Respectivement, en partant de la photo en haut à gauche et en partant dans le sens des aiguilles d'une montre : Episyrphus balteatus, le Syrphe ceinturé, un Syrphus sp. et Sphaerophoria scripta. Comme tous les Syrphes, ils imitent plus ou moins les guêpes par leur habitus. Ils sont très agiles en vol et peuvent faire du surplace (ce que les guêpes ne peuvent faire). 

 

 


 

 
15 Aout 2014 Avec un peu de retard, les Hémiptères de Chalon

Bon, force est de constater que j'ai pris un peu (bon en fait, beaucoup) de retard dans mes articles (il m'en reste 4 et le dernier est super long !). Mais ce n'est pas les vacances pour rien ! Cet article sera consacré aux Hémiptères que j'ai croisé. Et oui, qui dit végétaux dit punaise en tout genre. Les punaises possèdent en effet un rostre (une sorte de tige dure, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait) qui leur permet de sucer la sève des végétaux. Les punaises arborent toute une gamme de couleurs, certaines sont unicolores tandis que d'autres sont décorées et multicolores. Quand on a à faire à une punaise verte, généralement, deux choix s'offre à nous : soit ça peut être Nezara viridula, la Punaise verte puante, ou une Palomena (P. prasina ou P. virdissima souvent). Ces punaises sont extrêmement courantes ainsi il n'est pas rare de les croiser. 
 
Nezara viridula, la Punaise verte puante
Nezara viridula (14 mm) dans de l'herbe. Entièrement verte, elle peut vite devenir invisible dans ce milieu. On peut cependant la voir atterrir, c'est d'ailleurs comme ça que je l'ai repéré. 
 
Palomena prasina
Palomena prasina est l'une des punaises les plus courantes. Elle n'est pas entièrement verte cependant. Elle mesurait 12 mm. 

D'autres punaises peuvent être bicolores. On pourrait croire que c'est une erreur stratégique d'arborer des couleurs vives, mais elles indiquent par ce moyen qu'elles sont toxiques (ou alors elles ne sont pas toxiques mais prennent les couleurs d'autres insectes qui eux par contre sont toxiques). Vous ne trouvez pas que cette Eurydema ventralis à un petit air de "gendarme" ?
 
Eurydema ventralis
Une punaise toxique ou bien une punaise qui imite une autre punaise qui elle est toxique ? Elle mesurait 10 mm. 
 
 
Je vais terminer par ces deux punaises qui sont nettement plus colorées. La première est Deraeocoris ruber, qui a pour particularité de se nourrir d'autres insectes (et apparemment, se faire piquer par son rostre fait... mal). Même si les punaises boivent principalement de sève (comme je l'ai dit au début), il n'est pas rare que d'autres se nourrissent également d'autres insectes.
La deuxième est Piezodorus lituratus. J'ai photographié cette punaise sur une route, alors qu'elle essayait vainement de s'envoler (elle avait peut-être un problème aux ailes ?). Je l'ai bien aimé en raison de sa coloration et de sa "ponctuation".
 
Deraeocoris ruber
Orange sur fond blanc, malgré ses 6 mm, elle était immanquable. 
 
Piezodorus lituratus Piezodorus lituratus
La photo de droite permet de voir le rostre, caractéristique des punaise. Elle mesurait 10 mm. 

 


 

 
Pages :<<12345...910111213>>
 
 
Créé avec Créer un site
Créer un site