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J'exposerais ici sous formes d'articles mes photos d'arthropodes ;)
Les spécimens ont été identifiés soit par moi, soit par les forum Araignée, Insecterra ou LMDI
(un big merci à eux !!!!)

 
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5 Aout 2014 Hyménoptères de Chalon et des alentours

La quantité de fleurs qu'il y avait dans le parc attirait une grande diversité d'Hyménoptères (et de Diptères), parmi lesquels : Abeilles au sens large, Vespidés, Sphécidés... J'aime bien les photographier car ils sont assez photogéniques et élégants. Et bien qu'il soit un peu dangereux de les côtoyer (surtout les guêpes, je photographiais certaines fois à proximité d'une colonie...), il est toujours intéressant de les observer récolter du pollen, du bois, de les voir chasser... Je vais commencer cet article par l'Abeille à miel, Apis mellifera. Je ne vais pas la présenter, je pense que tout le monde la connait !
 
Apis mellifera Apis mellifera
Deux individus qui étaient en train de butiner... Si ça se trouve, vous allez peut-être manger du miel fait à partir du nectar que ces abeilles ont rapporté ! 
 
Le terme "Abeille" stricto sensu ne concerne que, dans la famille des Apidae, le genre Apis. Cependant, il existe des Abeilles largo sensu : Halictidae, Colletidae, Andrenidae... Ces abeilles ressemblent à Apis mellifera, mais sont généralement plus effilées et moins grandes. Tout comme les vraies abeilles, les Abeilles l. s. participent à la pollinisation. 
 
Lasioglossum sp. Lasioglossum sp.
Lasioglossum sp. Lasioglossum sp.
Lasioglossum sp. (Halictidae), des Abeilles miniatures : celle-ci mesurait 6 mm. 
 
Un autre grand polinisateur de la famille des Apidae (mais qui n'est pas une abeille) est le bourdon. Le bourdon est certainement l'un des plus dociles Hyménoptère : pour qu'il s'énerve au point de tenter de piquer, il faut vraiment y aller ! On peut même le prendre dans ses mains, il ne fera rien ! Et ils sont très photogéniques : on dirait des peluches volantes !
 
Bombus gr. terrestris, Bourdon Bombus gr. terrestris, Bourdon
Ce Bombus gr. terrestris (groupe comprenant B. terrestris, B. lucorum, B. magnum et B.cryptorum), déjà présenté sur le blog, avait la tête coincée dans une fleur (qui apparaît cramée à cause du Soleil). Je n'ai vu qu'après qu'il y avait un deuxième insecte, coincé lui aussi dans la fleur (visible sur la photo de droite). Il mesurait 12 mm. 
 
Dans la famille des Vespidae, je demande la Poliste. La Poliste (Polistes) est une guêpe qui n'est pas une guêpe. Malgré leur ressemblance, certains détails permettent de les séparer. Les Guêpes ont les antennes noires, alors que les Polistes les ont partiellement jaune/orange. De plus, les Polistes laissent "trainer" leurs pattes en vol, chose que les vraies Guêpes (Vespula) ne font pas. Je demande aussi Dolichovespula media (ce Vespidae n'a pas de nom en Français). C'est une grosse guêpe, qui ressemble à un Frelon, mais qui n'est pas un Frelon. Je l'ai photographié alors qu'elle ramassait du bois sur un banc, sûrement pour son nid. Impressionnant à voir !
 
Polistes cf. dominula Polistes cf. dominula
Polistes cf. dominula Polistes cf. dominula
Des Insectes doivent cohabiter avec cette Polistes cf. dominula : dans les photos en haut, on peut voir un Trichodes apiarius, et dans la photo en bas à gauche une mouche. On voit bien l'extrémité des antennes jaunes. Elle mesurait dans les 15 mm. 
 
Dolichovespula media Dolichovespula media
Les Allemands la surnomment "kleine Hornisse" ce qui signifie "petit Frelon". Elle mesurait au moins 20 mm. 
 
Certains Hyménoptères sont des chasseurs, comme les Sphécidés, ou Guêpes-fouisseuses. Les Sphecidae chassent des insectes (Coléoptères, Orthoptères, Hyménoptères...) ou des Arachnides (comme les Pompiles) pour nourrir leurs larves. Ils construisent des cellules à l'aide de terre, où ils enferment leurs oeufs et leurs victimes, paralysées par leur venin. Il n'est pas rare que des gens cassent ces loges de terres et trouvent dedans des dizaines d'arthropodes paralysés ! 
 
Isodontia mexicana
Isodontia mexicana, de 20 mm. Malgré le fait que c'est un chasseur, cet Hyménoptère n'est pas agressif. 
 
Et je vais conclure cet article avec deux photos de constructions myrmécéenne. Les fourmis sont des Hyménoptères (en effet, elles descendent de guêpes). Je ne vais pas m'étendre sur les fourmis, elles mériteraient des pages et des pages ! 
 
Construction myrmécéenne Construction myrmécéenne
Comme quoi, l'homme n'a rien inventé : ici, une autoroute fourmi. Ces constructions peuvent sembler peu impressionnantes, mais quand on voit des complexes entiers construits comme ça, on ne peut que s'émerveiller ! 


 

 


 

 
3 Aout 2014 Au tour des Coléoptères !

Passons aux coléoptères ! L'ordre des coléoptères est l'un des ordres d'insecte comptant le plus d'espèces au monde (rien qu'en France, il y aurait dans les 10 000 coléoptères, pour 35 000 espèces d'insectes, voir cette page pour avoir des statistiques). Certains sont appréciés, car joliment décorés, d'autres le sont moins, car considérés comme nuisibles, ou souvent par pur méconnaissance. Ainsi, j'inaugure cet article sur les coléoptères de Chalon par l'Harpale, Pseudoophonus rufipes (anciennement Ophonus rufipes). Ces Carabidae pullulent dans les champs. Et il y en avait pleins là où j'étais. Comme je veillais tard le soir pour.... hum... travailler (non en fait je jouais à l'ordinateur !), j'avais l'agréable surprise d'en croiser deux ou trois, en train de se balader sur le sol de l'appartement. Si ces insectes rentraient à l'intérieur, ce n'était pas pour me dévorer ou parce que la maison était sale, mais parce que ils étaient attirés par la lumière et la fraicheur d'une habitation. Rien à craindre donc de ces insectes, il suffit juste de les prendre et de les mettre dehors. Et le seul moyen pour éviter d'en avoir chez soi, c'est d'acheter un lance-flamme, raser le champ ou le parc à proximité, le couler sous une dalle de béton, évacuer son appartement 48h pour l'enfumer d'insecticides, revenir, installer un sas de sécurité, et ne plus ouvrir ses fenêtres en été... 
 
Pseudoophonus rufipes Pseudoophonus rufipes
Une vraie "terreur" des appartements : beaucoup de gens ayant à faire à eux croient à une invasion nocive, alors que ces Carabes ne recherchent que fraicheur et lumière.... Celui-ci mesurait 15 mm. 
 
Ici et
J'ai été confronté à un drôle de phénomène : les Harpales ronflaient, émettaient une sorte de stridulation. J'ai enregistré le son qu'ils produisaient. A gauche, le son est faible, mais on entend : tout au début ; à 0:07 - 0:08 ; 0:11 - 0:12 ; 0:16 - 0:18 ; 0:19 - 0:20. A droite, le son est de meilleur qualité, on entend  : 0:03 - 0:05 ; 0:06 - 0:07 ; 0:13 - 0:16 ; 0:19 - 0:26. 
 
J'ai recroisé encore une "vieille" connaissance : un Platydracus sp, un Staphylin (sens familiale). Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais je suis sûr que vous en avez déjà rencontré. Ils ont une posture de défense singulière : ils lèvent leur abdomen d'un air menaçant. Bien sûr, ils sont inoffensifs (même si ça peut paraitre impressionnant). 
 
Platydracus sp. Platydracus sp.
J'ai croisé l'individu de gauche dans l'herbe, où il cherchait vraisemblablement de quoi se nourrir. Il mesurait 12 mm. Celui de droite, de 15mm, explorait un coin bétonné. Comme il avançait vite, je l'ai stoppé en mettant ma main devant lui et il s'est mis dans sa position de défense typique. La photo est floue, mais on voit bien l'abdomen qui est relevé. 
 
Un autre habitué de mes photos : le Téléphore fauve, Rhagonycha fulva. Son nom vernaculaire signifierait "commun partout". Il porte bien son nom car il est vraiment très commun. J'en ai croisé des dizaines. On peut souvent les voir en train de copuler (scène que j'ai photographié l'année dernière). 
 
Rhagonycha fulva Rhagonycha fulva
Rhagonycha fulva Rhagonycha fulva
J'en retrouve en nombre sur ces plantes. Il mesurait 10 mm. 
 
Voici un insecte que j'aime bien photographier et observer, car je le trouve assez jolie : Trichodes apiarius, le Clairon des Abeilles. Il doit son nom au fait que ses larves sont de redoutables prédatrices d'Abeilles solitaires. L'adulte lui en revanche mange du pollen, voire des petits insectes. On peut souvent les voir sur les fleurs, parfois à côté de Téléphores fauves. 
 
Trichodes apiarius, le Clairon des Abeilles
Il mesurait 10 mm. La troisième bande noire qui atteint l'extrémité de son abdomen le différencie de T. alvearius
 
Encore un autre habitué de mes promenades photographiques dans le parc : un Clytra. C'est un Chrysomelidae, qui passe le plus claire de son temps à manger sur son arbuste. Sa coloration est un mécanisme de défense : il indique à un possible prédateur qu'il est toxique. 
 
Clytra sp.
Clytra sp., de 9 mm. Visible, mais toxique ! 

 


 

 
2 Aout 2014 Les Orthoptères de Chalon et des alentours

Le parc où je prends mes photos est aussi un véritable paradis pour les criquets. Ils y pullulent en masse. Il suffit juste de marcher dans l'herbe pour en voir s'envoler une dizaine à chaque pas (et oui, un criquet adulte, ça vole !). Comme d'habitude, ils font partis de mes photographies. J'ai été particulièrement bien "servi" cette année, car j'ai pu photographier 4 espèces nouvelles pour moi ! Avec mon ancien appareil, l'Optio RZ10 de Pentax, un compact, la seule manière de prendre les criquets en photos était de les prendre dans mes mains. Je les attrapais avec un filet, puis je les prenais avec mes mains. Ils restaient étonnement immobile, le temps que je fasse des photos et les mesures, puis ils partaient (comme s'ils avaient compris que je n'étais pas un prédateur). Avec mon FZ 200, j'ai voulu jouer avec le zoom. Au mieux d'attraper les criquets, je les ai d'abord photographié dans l'herbe, à distance, sans les déranger. Résultats fortement mitigés....
 
Pseudeuchorthippus parallelus Pseudeuchorthippus parallelus
Pseudeuchorthippus parallelus, un Gomphocerinae de 10 mm. Il lui manquait une patte "sauteuse". Pris à 1 m de distance, les photos ne sont pas terribles... 
 
Après ce premier essai, je ne me suis pas découragé. J'ai tenté de prendre un autre criquet avec cette même méthode. Mais bon, là aussi, les résultats furent mauvais. D'autant plus que c'est assez difficile : il faut déjà repérer un criquet dans l'herbe et se poster à 1 m sans le perdre de vue ni qu'il ne bouge... Il faut mettre en place toute une tactique : gérer les points de vue, la luminosité, etc...
 
Probable Euchorthippus declivus
Un probable Euchorthippus declivus, de 14 mm. La photo est encore pire que les deux précédentes... 
 
J'ai donc repris mon ancienne technique, avec mon filet, et là j'ai pu enfin obtenir des photos correctes ! Retour aux sources on pourrait dire. J'adore photographier les criquets car ils offrent un nombre impressionnant de détails que j'adore voir et observer.
 
Mecostethus parapleurus Mecostethus parapleurus
Mecostethus parapleurus, un Oedipodinae de 16 mm. Les photos sont déjà bien meilleures. A gauche, le criquet dans le filet, et à droite, sur ma main. Il n'a pas bougé, mais étais visiblement inquiet. Nouvelle sous-famille, nouvelle espèce ! 


Les Chorthippus groupe BBM (brunneus, biguttulus et mollis) sont toujours présents (chaque année j'en photographie un ou plusieurs spécimen). 
 
Chorthippus gr. BMM Chorthippus gr. BMM
Chorthippus gr. BMM - lobe basal 1er individu de 20 mm. A gauche, le fameux lobe basal (encadré en rouge) qui identifie la sous-famille des Gomphocerinae
 
Chorthippus gr. BMM Chorthippus gr. BMM
Un autre, plus grand, de 25 mm, égaré sur le parking des habitations en face du parc. Il n'arrêtait pas de marcher sur ma main (sans partir) et je l'ai trouvé sympathique. Je l'ai nommé Bob (Bobby pour les intimes). 


Les Oedipodinae ont ensuite refait leur apparition, avec trois individus d'une espèce, toute aussi nouvelle pour moi : Aiolopus thalassinus, ou Oedipode émeraudine.
 
Aiolopus thalassinus Aiolopus thalassinus
Sous forme verte, de 20 mm. Sa belle couleur lui a peut-être valu son nom ? 
 
Aiolopus thalassinus Aiolopus thalassinus
Celui-ci n'a pas voulu rester sur ma main, et après plusieurs cycle de "capture-envole", il s'est définitivement envolé de ma main et je l'ai perdu. C'était le plus grand criquet que j'ai photographié cette année, mesurant 25-30 mm. On peut discerner les tibias rouges des pattes sauteuses sur les photos. 
 
Aiolopus thalassinus Aiolopus thalassinus
Aiolopus thalassinus Aiolopus thalassinus
Un petit de 15 mm (mâle ?). La tache noire sur chacun des yeux est la zone où se concentre le plus sa vision. Cette tache noire est mobile, et on peut voir qu'elle suit l'appareil de près ! 
 
A Dracy-le-Fort, j'ai croisé une "vieille connaissance" : une sauterelle du nom de Barbitistes serricauda, le Barbitiste des bois. Je l'avais déjà croisé il y a deux ans, je l'avais repéré grâce à son chant, à plusieurs mètres (j'aurais de ce qu'on a dit une bonne audition). Elle était cependant plus colorée. Celle-ci est restée sur son mur pendant plusieurs heures, sans bouger. Seul son ovipositeur (son "sabre" à l'abdomen, c'est une femelle) se mouvait. Elle mesurait 20 mm, et son ovipositeur 5 mm. 
 
Barbitistes serricauda Barbitistes serricauda
Barbitistes serricauda Barbitistes serricauda
B. serricauda est une sauterelle (elle appartient à la superfamille des Tettigonioidea). Les sauterelles ont de longues antennes et des pattes sauteuses "ouvertes", ce qui les distinguent des criquets. Les ombres sur les photos sont dues au flash : même atténué, à 1 cm du sujet, le flash crée des ombres. Je vous parlais du point noir dans les yeux chez le criquet, si vous observez ce Barbitiste, vous verrez qu'il a le même point noir de "focalisation de la vue". 

 


 

 
30 Juillet 2014 Les Araignées de Chalon et des alentours

Comme chaque année à Chalon-sur-Saône, je prends mes photos dans un grand parc en bordure de la ville. Et comme chaque année, elles sont là. Ces grandes araignées, cousines des Tégénaires (et qui pour la plus grande joie des arachnophobes vivent à l'extérieur), ce sont les Agélènes, plus précisément Agelena labyrinthica, l'Agélène labyrinthe (famille des Agelenidae). 
 
Agelena labyrinthica sur sa toile Agelena labyrinthica sur sa toile
Agelena labyrinthica sur sa toile Agelena labyrinthica sur sa toile
Sa toile était en haut d'une haie, donc sans l'impressionnant enchevêtrement de fils qui recouvre habituellement la toile, ce qui m'a permis de l'approcher sans la faire fuire. Elle mesurait 12 mm.  
 
Agelena labyrinthica sur sa toile Agelena labyrinthica sur sa toile
Une autre Agélène avait fait sa toile dans la haie. Celle-ci se présentait donc comme un simple tunnel s'enfonçant dans le feuillage. La photo de droite est une vue agrandit et beaucoup plus contrastée de la photo de gauche. 


Une autre espèce est aussi très présente dans les buissons où vivent les Agélènes : l'Argiope-frelon, Argiope bruennichi (aussi appelée Epeire-frelon/fascié ou encore Argiope-fascié). Ces araignées à la livrée guêpe ont aussi une toile très reconnaissable : elle présente en effet deux stabilimenta (stabilimentum au singulier) qui pointent vers le haut et vers le bas. Ces bandes de soies épaisses ont un rôle assez mystérieux : renforcement de la toile ? Réflection des UV pour attirer des proies ? 
 
Argiope bruennichi et stabilimentum Argiope bruennichi et stabilimenta
Une juvénile de 12 mm. Elle atteindra les 20 mm, voire plus, quand elle sera adulte. Elle avait de nombreuses autres soeurs dans les parages... 


Une espèce très commune dans ce biotope a cependant manquée à l'appel : Araneus diadematus, l'Epeire-diadème. Peut-être à cause du mauvais temps, il n'y en avait pas là où j'avais l'habitude d'en voir. A peine une ou deux mais en fin de séjours. J'ai dû aller voir une autre haie (où je ne vais quasiment jamais) qui n'était même pas dans le parc pour en apercevoir. Mais la plupart me présentait leur face ventrale ! 
 
Araneus diadematus et sa croix blanche Araneus diadematus face ventrale
L'Epeire-diadème, et sa croix blanche qui l'identifie. Elle mesurait 6 mm. L'autre, plus grande (11 mm) n'a voulu me présenter que sa face ventrale, où l'on peut voir les virgules blanches, typiques des Araneidae


A contrario, j'ai trouvé en abondance des Diodies tête de mort, Zilla diodia pour les intimes. C'est une araignée qui peut ressembler à l'Epeire-diadème mais qui se distingue par ses motifs abdominaux différents (et pas de croix blanches) et par sa taille (les Zilla diodia adultes ne mesurent pas plus de 6 mm...). Elles tissent cependant de grandes toiles par rapport à sa petitesse. 
 
Zilla diodia Zilla diodia
Son dessin abdominal est censé représenter un crane (d'où son nom). Les deux mesuraient 4 mm. Elles sont ici en deux coloris : la première est sombre alors que la deuxième présente une teinte légèrement orangée. 


Il y avait aussi beaucoup de Zygiella x-notata (la Zygielle des fenêtres) et de Nuctenea umbratica (l'Epeire des fissures). Cependant, étant principalement nocturnes, je n'ai pu photographier qu'une N. umbratica (j'ai failli la rater car sa retraite était à plus de 60 cm du moyeu de sa toile, et elle avait mis un certain temps à descendre quand j'avais titillé sa toile au diapason). Malheureusement, tout comme les A. diadematus, elle m'a présentée son ventre...
 
Nuctenea umbratica face ventrale
Un mâle qui n'arrêtait pas de bouger. On voit là-aussi les virgules blanches des Araneidae
 

J'ai également surpris cette mère Philodromus qui protégeait son cocon. Je suis revenu plusieurs jours plus tard, et elle était encore là, toujours protégeant son cocon qui lui avait visiblement évolué (je suppose qu'il était sur le point d'éclore). 
 
Maman Philodromus et son cocon Maman Philodromus et son cocon
On voit l'évolution du cocon entre les deux photos. Sur la deuxième, par transparence j'ai pu voir des petites masses sombres à l'intérieur... Peut-être les bébés ? 


Sur un mur blanc se baladait de nombreux Opilions (que je n'ai pas pris en photos) et au milieu de ces fausses araignées, une petite Salticidae de 4 mm, certainement Pseudeuophrys erratica, se baladait, sûrement à la recherche d'une proie à boire. 
 
Pseudeuophrys erratica Pseudeuophrys erratica
De loin, j'ai d'abord cru avoir à faire à une Dictyna. Mais j'ai vite compris que c'était une Sauteuse. Sur la photo de droite, elle s'est mise à observer mon appareil photo qui gravitait au-dessus d'elle, ce qui m'a permi de shooter ces yeux. 


Près de Chalon, à Dracy-le-Fort exactement, j'ai pu photographier cette Theridiidae, Parasteatoda tepidariorum qui avait fait sa toile entre des poutres de bois du toit d'une maison. Elle n'était pas seule : chaque espace situé entre deux poutres avait été conquis. Comme chaque année que je les vois, celle-ci avait pondu et surveillait ses cocon -ce qui n'est pas sans rappeler la Philodromus-.
 
Parasteatoda tepidariorum et son cocon
Une araignée pour deux cocons. Celui le plus à gauche est différent. Peut-être n'est-il pas au même stade que celui à droite ? 



J'ai aussi fait un tour à Culles-les-Roches, mais cette fois-ci, dans la campagne alentours. Et j'ai rencontré une espèce que je n'avais jamais vue auparavant : une Larinoides gr. cornutus (groupe qui comprend P. cornutus et P. suspicax). Elle était à l'abri d'un soleil de plomb, dans un panneau (où s'étaient réfugié aussi de nombreux forficules). 
 
Larinoides gr. cornutus
Cette photo est contrastée... L'original est en effet... cramée à cause du Soleil !  

 

 


 

 
29 Juillet 2014 Bilan de la session "Chalon 2014"

Après presqu'un mois passé à Chalon-sur-Saône à prendre des photos, il est temps de faire les comptes ! L'été fut (et continu d'être malheureusement, sauf pour nos amis sudistes) pluvieux, et j'ai donc fait moins de photos que d'habitude. Je posterai dans les jours qui suivent plusieurs articles sur les arthropodes qui ont bien voulu faire la pose.  

Voici quelques chiffres :
-425 photos gardées
-65 individus photographiés
-48 espèces différentes
-25 nouvelles espèces


De plus je suis en train de réaliser une grande vague de corrections et d'actualisations de mes pages, en plusieurs étapes. Vous devriez déjà constater une baisse (importante je l'espère) des fautes d'orthographes et de grammaires !

A bientôt et bonne lecture ! 

 


 

 
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