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J'exposerais ici sous formes d'articles mes photos d'arthropodes ;)
Les spécimens ont été identifiés soit par moi, soit par les forum Araignée, Insecterra ou LMDI
(un big merci à eux !!!!)

 
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3 Juillet 2014 Petit tour à la ballade du Suzon

Lors d'une de mes promenades dominicales, je suis allé -à pied- à Fontaine-Les-Dijon, au nord de Dijon, près de Stockomani (pour ceux qui connaissent). En sortant de la ville proprement dite, j'ai vu un petit chemin qui s'enfonçait dans un coin de nature et qui suivait apparemment une petite rivière (je dis "apparemment" car c'était une rivière.... sans eau) : la ballade du Suzon. Mais je n'avais ni le temps ni mon appareil photo pour aller y jeter un coup d'oeil. Je suis revenu quelques temps plus tard, armé pour explorer cette ballade. Et je n'ai pas été déçu ! 

 
La ballade du Suzon
Le Suzon, petite rivière asséché (peut-être à cause de l'été ?). La ballade est située à gauche de la photo, derrière les arbres
 

Les premiers arthropodes que j'ai vu étaient des Agélènes (Agelena labyrinthica ou Allagelena gracillens), que je n'ai pu photographier (c'est que ces Agelenidae aiment se tapir dans leur retraite et sont très rapides sur leur toile en nappe !). Observant quelques mouches se faire dévorer par ces cousines des Tégénaires, je me suis mis à rechercher d'autres petites bêtes dans l'herbe. En voulant photographier une Pardosa avec son cocon accroché à l'abdomen, j'ai soulevé une feuille et là.... Surprise ! Jackpot ! La feuille me semblait bien lourde, et effectivement, il y avait une grosse araignée (12-15 mm) en dessous, bien à l'abri dans sa loge de toile ! Très peureuse et craintive, je l'ai fait sortir de sa loge où elle s'est laissé photographier ! Elle a ensuite retrouvée le calme de son abri. J'ai tout de suite pensé à une Coelotes (Agelenidae) ou bien à une Amaurobiidae (les Coelotes faisaient un temps parti de cette famille) mais au final il s'agissait d'une Gnaphosidae. Impossible de déterminer un genre sur mes photos malheureusement ! 

 
Une simple feuille...
Nul ne pouvait se douter ce que cachait cette feuille !
 
Loge de Gnaphosidae
Une loge de Gnaphosidae ! Une grosse femelle -peut-être pleine- mais très craintive !
 
Gnaphosidae
 
Gnaphosidae
Ce sont ces yeux qui ont permis l'identification !
 
Gnaphosidae
 

Laissant la Gnaphosidae de côté, j'ai continué mon chemin. Enfin pas longtemps puisqu'à peine quelques minutes après ma séance photo avec l'araignée, je repérai un jolie papillon bleu, l'Azurée des Cytises (Glaucipsyche alexis) qui se posa sur une branche. En restant à 1 m, objectif déployé (mais pas à fond), j'ai pu le photographier sans le déranger.

 
Glaucopsyche alexis
Photo cramée, mais on voit très bien le motif formé par les ocelles noirs sur l'aile de l'Azurée
 
Glaucopsyche alexis
 
Glaucopsyche alexis
Il porte bien son nom d'Azurée
 

Un peu plus loin, caché dans un bosquet, un Cercope rouge-sang (ou Cercope sanguin), Cercopis vulnerata sirotait la sève de la plante sur laquelle il était. Il y avait pas mal de vent, et j'étais en équilibre précaire (en contre-plongée) pour essayer de le photographier. Le Cercope sanguin est un hémiptère très reconnaissable à sa livrée rouge et noire, qui est capable de faire des bonds incroyablement grands (jusqu'à 1 m). 

 
Cercopis vulnerata
Ses couleurs sont à l'origine de son nom


J'ai ensuite retrouvé une vieille amie, si l'on peut dire : la fameuse Marpissa muscosa, une grosse Salticidae, ici un mâle de 7 mm environ. C'est une araignée sauteuse, qui fait des bonds très précis, et qui est apprécié des amateurs de petites bêtes. Elle a été difficile à photographier, étant donné qu'elle repérait l'objectif de mon FZ 200 grâce à sa très bonne vue et fuyait, et que j'étais face au soleil en contre-plongée. Elle a fini par sauter sur mon objectif, mettant fin à la séance photo !

 
Marpissa muscosa
Mâle caractéristique avec ses gros bulbes copulatoires !
 
Marpissa muscosa
Apparemment, elle ne pouvait pas sauter "la tête en bas". Elle s'est donc retournée et à sauter !
 

Sur le chemin du retour, j'ai à nouveau croisé un papillon, un Piéride (Pieris sp.). Il se confondait très bien avec l'arbuste sur lequel il s'était posé, j'ai eu du mal à le retrouver dans mon viseur ! 

 
Pieris sp.
Saurez-vous retrouver le Piéride ?
 
Pieris sp.
 
Pieris sp.

 
 

 


 

 
2 Juin 2014 Photos de mon nouvel appareil photo

Enfin, je livre mes premières photos avec mon nouvel appareil photo Bridge : le FZ 200 de Lumix (pour rappel, il y a trois types d’appareil photo : l’APN, pour Appareil Photo Numérique, petit et compact, celui que j’utilisais avant était un Optio RZ10 de Pentax ; le Réflex, appareil photo puissant à objectifs interchangeables, qui coûte très cher mais qui permet de faire de la très bonne qualité ; et entre les deux, le Bridge -qui signifie "pont" d’ailleurs- qui est une sorte de petit Réflex sans objectifs interchangeables).

Le FZ 200 est un appareil assez compact (assez volumineux cependant en comparaison de mon ancien APN), esthétiquement proche des Réflex, et il dispose d’un zoom énorme… On pourrait faire de l’espionnage avec ! Il dispose en outre d’un bon mode macro. Bien sûr, il est beaucoup plus sophistiqué qu’un APN, et apprendre à maîtriser ses fonctions de base m’a pris… 5 mois (il est vrai que je n’ai pas fait beaucoup de sortie avec en raison du temps météo…). Maîtriser tout ce qui est ISO, ouverture du diaphragme, mise au point, vitesse d’obturation… ça change vraiment de l’APN ou il fallait juste viser et appuyer sur le déclencheur ! Bon, place aux photos, vous pourrez juger par vous-mêmes si elles sont meilleurs, plus mauvaises ou de qualité égales à celles que je faisais avant !

Pour commencer, je vais vous montrer la capacité exceptionnelle du zoom du FZ 200 : ci-dessous, le même paysage, à gauche avec l'objectif en mode "grand-angle" et à droite avec l'objectif déployé au maximum ! Avec un zoom sur la photo de droite on pourrait même lire l'heure de l'église ! Pour prendre des macros avec le FZ 200, deux solutions existent : se coller directement contre le sujet avec l'objectif en mode "grand-angle", méthode que j'utilise mais qui n'est pas forcément la meilleure ; et se mettre à 1 m du sujet avec l'objectif déployé à fond (méthode qui avec moi donne des résultats plus que médiocre...).


 
Le Zoom du FZ 200
Photo prise le 18 mai 2014 ; Fontaine-les-Dijon 
L'église devait bien être distante d'au moins un kilomètre ! 
 
 
Le premier arthropode que j'ai photographié était une araignée (bien évidemment !). Plus précisément une Pisaura mirabilis (Pisauridae) que je vous ai présenté dans sa fiche dédiée. Comme à son habitude, Mme P. mirabilis se dorait au soleil, sur un poteau de ligne électrique. Je n'ai pas eu de mal à la photographier étant donné son immobilité, même lorsque la lentille de mon objectif la frôlait ! C'est là que je me suis rendu compte de l'utilité de savoir faire de bonnes photos avec le zoom déployé à fond : ça aurait été une libellule que je photographiais, je n'aurais jamais pu m'approcher aussi près ! 
Lors de ma sortie suivante, j'ai pu photographier quelques insectes et araignées, parmi lesquels la Ségestrie suivante. Je n'ai pu faire qu'une seule photo car en étant à quelques millimètres d'elle je l'ai fait fuir dans sa retraite tubulaire... Quand je disais que savoir se servir du zoom du FZ 200 peut-être utile ! Surtout que cette Ségestrie, que j'ai identifié comme étant une Segestria florentina (à cause des reflets verts sur ses chélicères que j'ai pu admirer une fois rentrer dans sa retraire) n'est pas à titiller ! 
 
Pisaura mirabilis
Photo prise le 6 avril 2014 ; Dijon (Bourgogne)
Toujours aussi photogénique et reconnaissable ! 
 
 
Segestria florentina
Photo prise le 23 avril 2014 ; Dijon (Bourgogne)
Elle ne donne pas envie de s'approcher.... et effectivement mieux vaut éviter de la titiller !
 
 
Bon, je n'ai pas que photographié des araignées ! J'ai aussi pris correctement quelques insectes... Dont ce papillon, Lasiommata maera (un cousin du Satyre, également appelé La Mégère), qui voletait autours de moi avant de se poser sur un caillou. Et là j'ai pu me servir du FZ 200 avec l'objectif déployé au max : et ça a payé ! Je n'ai pas fait beaucoup de photos, mais je suis assez content car elles sont plutôt réussies ! Enfin, il est vrai que ce papillon représentait une "surface" plutôt grande par rapport à une petite araignée bien parallèle au sol ! 
 
Lasiommata maera
Photo prise le 18 mai 2014 ; Fontaine-les-Dijon (Bourgogne)
Bonne prise à plus d'un mètre de distance !
 
 
Enfin pour finir j'ai photographié, en appliquant ma courte et nouvelle expérience, une araignée très photogénique, une Xysticus sp. Je l'avais rencontré en rentrant chez moi, alors qu'elle flânait sur un poteau.... J'ai tout de suite sauté sur l'occasion. Elle était assez volumineuse (pour 7 mm de corps), et elle ne bougeait pas beaucoup (enfin, vers la fin, au début elle était apeurée par l'objectif qui s'approchait d'elle !). Toutes les photos faites à objectif déployé ont été des échecs... trop flous, sujet coupé, certaines fois même plus de sujet... Les photos "rapprochées" ont été mieux réussis.... Enfin, sur 106 photos, seulement 15 sont correctes.... 
 
Xysticus sp.
Photos prises le 23 mai 2014 ; Dijon
(Bourgogne) ; femelle de 7 mm

Reconnaissable et photogénique, les Thomisidae sont des araignées chasseuses, disposant d'une bonne vue.... Je vous laisse imaginer ce que faisait l'araignée quand elle "voyait" s'approcher mon objectif !
 
Xysticus sp.
Elle a fait une longue ballade sur moi, notamment sur ma main, qu'elle semblait affectionner.... Pas facile de photographier avec une seule main tenant l'appareil photo ! 
 
Xysticus sp.
Enfin immobilisée sur mon manteau, ce qui m'a permis un petit "shoot" latéral. On peut voir ses filières à l'arrière de son abdomen !


 

 


 

 
17 Mars 2014 Charançons bleu turquoise (Polydrusus formosus et Entiminae)

En entomologie, il faut avoir l’œil ! Même si pour ça il faut rester immobile dix minutes en plein soleil, appareil photo à la main, prêt à dégainer rapidement (car pour photographier un hyménoptère, je vous assure, il faut être rapide) ! Et souvent ça paye : on aperçoit des détails qu’on n’aurait jamais vu en regardant rapidement, que ce soit un nid d’araignée finement dissimulé, une araignée crabe embusquée, ou bien une belle punaise juvénile sur une tige ! Et généralement on est surprit ! En tout cas, je le fus bien de voir ce charançon bleu turquoise, bien immobile sur sa feuille. C’était la première fois que je voyais un insecte bleu ! J’ai déjà eu du rouge, du vert, des reflets violets, mais jamais de bleu ! J’ai pu le photographier, mais mes photos ne sont pas trop bonnes (enfin, je trouve)… Sur une feuille au beau milieu du buisson, pas facile de photographier correctement ! Cinq heures après, toujours en promenade, j’ai croisé un autre de ces charançons, mais en beaucoup plus petit ! Et lui n’était pas immobile !
 
Comme toujours (chez les insectes), l’identification ne fut pas aisée. J’ai d’abord identifié les deux individus comme Polydrusus formosus et j’ai soumis mon identification au forum Insecterra, mais très vite est apparu un autre genre, le très ressemblant Phyllobius (pour une question d’antennes !). Finalement, mon identification fut confirmée pour le premier individu, mais pour le second, mes photos n’étaient pas assez précises, et on en est resté à la sous-famille…
 
 
 
Photos du 5 juillet 2013, Chalon-sur-Saône
-Polydrusus formosus, individu de 10 mm-
 
Polydrusus formosus
Une bonne photo, ni trop exposé, ni sous-exposé... mais non cadrée...
 
Polydrusus formosus
Vue arrière du Polydrusus formosus
 
 
Polydrusus formosus
Une photo plutôt bien cadrée, mais le flash à fait quelques dégâts...

 
Photos du 5 juillet 2013, Chalon-sur-Saône
-Entiminae, individu de 4 mm-

 
Entiminae non identifié
4 mm, et en mouvement... pas facile à photographier ! 
 
Entiminae non identifié
En balade sur ma peau...

 
 
 
 
 
 

 


 

 
14 Mars 2014 Chenilles et compagnies (Noctuidae Plusiinae, Lymantria dispar et Drilus sp. )

Ah les chenilles ! Presque autant connu pour leur beauté que pour les dégâts qu’elles causent ! La plupart de ce que l'on appelle chenille désigne les larves des papillons. Il existe cependant des larves d’hyménoptères (les larves de Symphites, sous-ordre des Symphita), qui ressemblent à s’y méprendre aux vrais chenilles. Ces "fausses-chenilles" comme on les appelles sont cependant morphologiquement différentes des vrais :
 -un seul segment séparant les trois paires de pattes thoraciques des fausses paires de pattes (cf. schéma)
 -les chenilles possèdent au plus 5 paires de fausses-pattes, les fausses-chenilles peuvent en posséder plus
 -une fausse chenille possède un seul ocelle de chaque côté de la tête, alors que les vrais en possèdent plusieurs
 -on peut ajouter la posture défensive des fausses-chenilles : elles se courbent en formant une sorte de U en cas de dangers
De plus, certaines larves de coléoptères peuvent ressembler aux chenilles, dans ce cas-ci, c’est nettement plus compliqué de les différencier…
 
Chenille - schéma
Image originale

 
 
Photos du 5 juillet 2013, Chalon-sur-Saône
-Noctuidae Plusiinae, chenille de 25 mm-
 
Cette chenille verte fut difficilement identifiée ! J’ai dû l’envoyer au webmaster du site lepinet.fr (jetez y un coup d’œil, il est très intéressant, et le webmaster répond volontiers aux questions d’identifications) et il s’est avéré qu’il s’agissait d’une chenille de Noctuelle de la sous-famille des Plusiinae. Et impossible d’aller plus loin !
 
 
 Chenille de Noctuidae Plusiinae
 Verte, voilà ce qui la caractérise...
 
 Chenille de Noctuidae Plusiinae
 
 
 Chenille de Noctuidae Plusiinae
 
 
 
 
Photos du 6 juillet 2013, Chalon-sur-Saône
-Lymantria dispar, chenille de 40 mm-
 
Voici une belle chenille de 40 mm, rouge et bleue et bien poilue ! L’identification fut facile : Lymantria dispar, plus connus sous le nom de Bombyx disparate, (ou de la Spongieuse pour la chenille), est un papillon de nuit, classée comme espèce invasive aux Etats-Unis !
 
 Chenille de Lymantria dispar
 Points rouges et bleus (pour avertir d'une éventuelle toxicité ?) et de nombreux poils... je ne me suis pas amusé à la manipuler ! 
 
 Chenille de Lymantria dispar
 
 
 Chenille de Lymantria dispar
 Sa tête...

 
 
Photos du 5 juillet 2013, Chalon-sur-Saône
-Drilus sp., larve de 5 mm-
 
Voici comme je le disais plus haut une larve de coléoptère (Drilus, famille des Elateridae) qui ressemblait fort à une chenille ! Egalement d’une identification laborieuse, le forum Insecterra en a finalement conclut à une larve de Drilus !
 
 Larve de Drilus sp.
 A première vue, j'ai pensé qu'il s'agissait d'une chenille...
 
 Larve de Drilus sp.
 Cependant, pas de fausses-pattes visibles ! 
 
 

 


 

 
6 Décembre 2013 Le cloporte commun (Armadillidium vulgare)

Le cloporte commun (de son nom scientifique Armadillidium vulgare) est un arthropode que chacun connaît. En effet, il est étudié en classe de 6ème – 5ème, et même en laboratoire, car son génome a été décortiqué avec minutie ! Et oui, ce si petit crustacé (oui, un crustacé, au même titre qu’un homard ou un crabe) isopode (du grec "iso", même, et "podes", pattes) a été étudié sous toutes les coutures !

 

Photos du 6 juillet 2013, Châlon-sur-Saône
-Armadillidium vulagare, individu de 10 mm-

 

Armadillidium vulgarer
 
 
Armadillidium vulgare
Un cloporte dans toute sa splendeur !
 



 


 

 
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